Soins du corps

Toujours, bien entendu, dans l’optique MUL qui nous préoccupe.

Voici par exemple une salle bain typique de l’état d’esprit :

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Pas mal, non?

Le matériel à présent.

Trois catégories : l’hygiène, la pharmacie, les opérations spéciales.

Je regroupe ces trois familles car elles correspondent entre elles : les aiguilles à coudre peuvent servir par exemple à déloger une écharde – mais JAMAIS à percer les ampoules, cf Des coches – et le savon de Marseille sert absolument à tout, comme on le verra plus loin.

De plus, tout ce matériel trouve sa place dans ma trousse de toilette :

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Marque Sea to Summit, 83 grammes sans le miroir fourni – ôté car inutile quand on peut se mirer dans des flaques. Très pratique pour organiser le fourbi.

Pour la dimension fermée :

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Remercions l’échelle banane, déjà mise à contribution dans le précédent article.

Dans cette trousse, on trouve les produits d’hygiène suivants :

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Une serviette en micro-fibre : la plus petite, de chez MSR. J’en ai testé plusieurs, mais la matière de cette marque est de très loin supérieure aux autres. Cela étant, j’ai lu aussi sur certains forums MUL que les serpillières de supermarché faisaient l’affaire. Oui, oui…

Dimensions de ce mini drap de bain : 35X25 centimètres. Poids sans sa pochette : 37 grammes. Bien suffisante. S’essore à mi-essuyage, comme une peau de chamois.

Ensuite : la brosse à dents. J’ai pris l’habitude de conserver celles qu’offrent les compagnies d’aviation. Elles sont sommaires mais très légères et me font en général deux à trois séjours. 6 grammes.

NB : pas de dentifrice. Inutile. Ce qui lave les dents, c’est l’action mécanique de la brosse, pas la mousse baveuse. On se fait assez vite à l’absence de sensation mentholée et non, on ne développe pas pour autant une haleine de chacal.

La brosse à cheveux. 17 grammes. Manche coupé pour le gain de poids et de place. Incontournable quand, comme moi, on ne se résout pas à partir coiffé comme un marines – prononcez meuhwin’s en prenant un regard bleu dur.

Un rasoir. Manche coupé lui aussi, pour les mêmes raisons que la brosse à cheveux. Facultatif, d’un point de vue MUL. J’ai cependant fini par m’y résoudre parce que je n’en n’avais pas pris lors de la dernière randonnée et que cela m’a manqué.

Une pince à tique « maison », bricolée dans une attache de pain de mie. J’ai trouvé l’idée ici : tire-tique

Un coupe ongle/lime : 13 grammes. Celui-ci n’est pas très performant. Il brise la corne plutôt que de la couper net et s’avère nettement moins bien que celui que j’utilise à la maison, lequel toutefois pèse 45 grammes. Les 32 grammes de moins l’ont emporté sur le confort et la lime rattrape le reste.

Un bâtonnet de manucure. Poids négligeable. Lavable. Sert à quantité de choses, en matière de curage…

Un mini- flacon, récupéré dans un hôtel. Contient 15 jours de shampoings biodégradables à raison d’un tous les deux jours. Plein : 35 grammes.

Deux petits pots de parfumerie dans lesquelles je mets des crèmes. Une hydratante pour le visage et une autre à tout faire, pour la sécheresse de peau – Dexeryl. Je sais : le vrai marcheur MUL n’emporte pas d’onguent : il s’aime en papier de verre. Mais moi, franchement, non. Et puis les deux pots pleins font 44 grammes et compensent donc pour partie ce que j’ai gagné sur le coupe-ongle. Na.

Pas de papier toilette : je le « prélève » au gré des bars, des restaurants et des quelques hôtels où je descends, quand je ressens le besoin de renouer avec le confort moderne.

Dernier élément, LE produit miracle, qui vaut à lui seul sa photo :

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Savon de Marseille. Irremplaçable!

Un morceau de cette taille pèse 52 grammes et me fait plus d’un mois : il me sert à me laver et je l’utilise également en mousse à raser, pour la lessive, et même en déodorant – je tartine les aisselles et ça tient à peu près une dizaine d’heures. Après…

Certains randonneurs MUL l’utilisent aussi en dentifrice. J’ai essayé mais la rencontre n’a pas eu lieu. Peut servir en antiseptique aussi. Suivant l’étendue de la plaie, je ne me prononcerais pas non plus.

Astuce : on aura noté le petit cordon de garcette avec son noeud de pêcheur. Cela permet tout simplement de suspendre le bloc de savon dans la douche, ou après pour le faire sécher, et cela évite surtout de le laisser filer dans le torrent. Malin.

On passe à la pharmacie?

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Je vais vite, la photo parle d’elle-même :

Une demi-bande auto-adhésive de type Coheban, 1 tube Scholl pour les orteils (ici, un reste de la Route Saint-Lu), une dose de désinfectant, deux dosettes de collyre nettoyant, quelques anti histaminiques, de l’Ibuprofen, quatre aspirines 500, une paire de ciseaux léger (14 grammes), deux compresses stériles, une bande de pansement, une mèche de Coalgan, de la double-peau. Suffisant, au début.

Tout cela est en effet prévu pour parer au plus pressé : en cas de complication, il se trouve toujours sur la route (à tout le moins en Europe) une échoppe abondamment pourvue en produits variés :

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Dernières familles : opérations spéciales.

Pas de chirurgie ici. Ou très modeste. Il s’agit davantage de rafistoler ou de patienter en attendant le retour à la civilisation. Le kit :

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Opinel n°8. Bien affuté, un rasoir. Sert à couper le saucisson, les peaux mortes des ampoules, le petit bois pour le feu de camp, etc. 47 grammes.

Une cousette. Jamais servie mais poids négligeable. Aiguilles très pratiques pour les échardes : bien mieux qu’une pince à épiler.

Un petit rouleau de Duct Tape – adhésif à tout faire : coller, souder, étancher, sparadraper, etc.

4 mètres de garcette en polypropylène : corde à linge, lacets cassés, hauban de tente supplémentaire…

Une plaquette d’hydroclonazole : comprimés pour purifier l’eau, à condition que celle-ci soit claire. Pratique quand on a des doutes, même sur un ruisseau d’apparente Evian : il y a parfois des troupeaux en amont. Se conformer aux instructions mémorisées avant de jeter la boîte pour gagner en place et poids.

Allumettes. Imperméables ici, pour le côté Castor Junior. Sinon, ordinaires, c’est bien aussi.

Petite boussole thermomètre de Victorinox. Gadget mais pas que : 13 grammes de repères en cas de panne de smartphone. Donne également la température sous la tente  quand ledit smartphone est en économie d’énergie, et permet accessoirement de mieux comprendre pourquoi on y claque parfois des dents. La règle permet de mesurer la taille des boutons de moustiques, pour le fun.

Bouchons d’oreille. Bien pratiques : le retour à la civilisation, parfois…

Et voilà, les amis.

Prochain article : portage et bivouac.

Une réflexion sur “Soins du corps

  1. Pingback: Portage et bivouac : rester léger. | L'encyclop'

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