De la garde-robe – mode MUL

 

Une fois qu’on s’est amusé à considérer l’improbable fourbi qu’on avait prévu d’embarquer – des slips pour une semaine, deux pantalons, deux shorts, un pull, une polaire, des tee-shirts à ne plus savoir qu’en faire, un bloc opératoire de campagne, j’en passe… – nous voici prêt à reconsidérer le paquetage d’un oeil MUL. Il était temps.

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Voyez ici : l’essentiel – le short de bain est resté sur le photographe…

Certes, le lecteur sagace m’objectera que plusieurs semaines de randonnée en montagne n’impliquent pas les mêmes choix qu’une robinsonnade dans l’Océan Indien. Mais le principe demeure le même.

D’abord, traquer tous les doublons ou les triplons, les quadruplons, etc.

Par exemple : pourquoi deux ou trois pantalons quand un seul suffit? Il est sale? Et alors! On le lave et on attend, une serviette autour des reins. Le choix d’un pantalon à séchage ultra rapide facilitera la réapparition sociale – la marque Aigle fait des choses très performantes dans le domaine. Cela étant, je n’emporte pas de pantalon à la montagne, on va y venir.

Les sous-vêtements? Deux jeux suffisent. Ceux du jour, qu’on lessive le soir pendant qu’on enfile les autres après la douche et ainsi de suite. Idem du tee-shirt. Soit il fait très chaud et on va rester torse nu une demie-heure, à tout le moins quand on est un homme – mais une femme le peut aussi, j’aime bien, bref – soit il fait froid et on a de toute façon prévu un sweat propre et chaud pour le soir.

Voici donc ce que je porte et emporte pour deux à trois semaines en moyenne montagne, l’été, en dormant sous la tente et en me nourrissant dans les refuges ou les villages.

NB : tout ce qui concerne l’hygiène, la pharmacie, l’eau, la nourriture, le portage et le bivouac fera l’objet d’articles suivants.

Aujourd’hui, parlons chiffons :

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De haut en bas, on trouve :

Une veste imperméable et respirante : 366 grammes. Vitale en cas de mauvais temps, pluie et/ou vent froid.

Une doudoune : aussi chaude qu’une polaire, voire davantage, très compressible, ultra légère et qui me sert également d’oreiller au bivouac. Marque Uniqlo. 238 grammes. Quant à la place occupée dans le sac…

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Ensuite, on trouve une casquette : claire, très légère, en polyamide. Indispensable quand le soleil cogne ou que le vent m’ébouriffe dans tous les sens. 60 grammes.

Un chèche en coton léger dit « toile à beurre » : fait tout. Cache-col, cache-nez, mouchoir, serviette… pour 97 grammes qui quittent rarement mon cou. Sauf pour le lavage, évidemment.

Avant de poursuivre la revue de détail, vous aurez compris qu’on découvre ici l’un des principes MUL : toujours privilégier les objets ou les articles qui font double ou triple emploi. Mieux vaut une chose qui en vaut plusieurs que l’inverse. Ainsi de la doudoune-oreiller et du chèche essuie-tout. Continuons.

Un sweat synthétique chaud, mais pas trop, à manches longues. Increvable – j’en ai deux, que je traîne depuis plus de vingt ans. De la marque américaine Duofold, laquelle reste difficile à trouver en France. Un seul inconvénient, dû au synthétique, le textile prend terriblement les odeurs de sueur. Mais se lave avec le reste, sèche la nuit, etc. Poids : 221 grammes. Reste toujours sur moi.

Un tee-shirt, de la marque Or. Très léger, incroyablement fin, sèche lui aussi à une rapidité remarquable. 130 grammes.

Un slip : Décathlon. Pas cher. 52 grammes. Sèche également très vite – on a compris que j’y tiens. Au séchage, pas au slip. Encore que. Ou en étais-je?

Ah. Un short à fond de culotte renforcé, taillé dans une toile légère et résistante. 177 grammes.

Précision : en montagne, je n’emporte pas de pantalon. Je n’aime pas ceux dont les jambières se détachent parce que la fermeture éclair est toujours irritante à la longue, sur les cuisses. En montée, je n’aime pas non plus la sensation du tissu qui tire sur les rotules. Je suis donc toujours en short. S’il fait froid, ou le soir, ce qui va souvent de pair, je porte sous le short un collant chaud dont je vais parler plus loin. S’il pleut, j’ai un surpantalon imperméable et respirant. Et hop.

Suite de la revue : une paire de chaussettes de marque Monnet, que j’adore.

Les chaussures, enfin. Choisies une taille au-dessus de l’habituelle, 42 au lieu de 41, qui tiennent parfaitement le pied, sont imperméables et pas trop chaudes, suffisamment rigide pour la moyenne montagne et d’un poids raisonnable pour des tiges hautes. 1200 grammes la paire.

Une remarque : certains randonneurs MUL privilégient les tiges basses, type Trail. Plus légères. Admettons : je me suis ruiné les pieds, autrefois, avec ce genre de chaussures, en faisant une course à la journée qui d’ordinaire en prend deux. Récemment, sur la Route de Saint Lu, idem. Je reste donc aux tiges hautes dans les Alpes.

Bien, vous savez à présent ce que je porte. Au vrai, quand il fait beau, la doudoune est souvent dans le sac, ainsi que la veste imperméable.

Voici à présent mon linge de rechange :

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Enfilé le soir tandis que celui du jour trempe puis sèche. Pas besoin de plus.

Pour le soir :

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Le collant chaud évoqué supra, idem du sweat porté à même la peau pendant que la lessive quotidienne s’égoutte. Tous deux en laine Mérinos. Chers mais vraiment chauds.

Entorse à la rigueur MUL : mes magical shoes. 300 grammes. Chaussures de running minimalistes qui me servent de chaussons au réfectoire du refuge, et me reposent les pieds si je fais étape en village, à l’hôtel. Les puristes n’en prendraient pas mais je ne peux pas m’en passer. Je ne suis donc pas un puriste. Snif.

Pour finir : quelques petits accessoires de confort supplémentaire, particulièrement quand la météo vire au mauvais :

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De gauche à droite :

Un bandeau cache oreilles en polaire : 30 grammes. Très appréciable par petit vent piquant.

Le surpantalon imperméable et respirant : 100 grammes.

Mes gants de Fantomas en polaire. Pour le look. Et contre l’onglet. 40 grammes.

Et enfin, nouvelle entorse à la rigueur MUL mais incontournable : mes guêtres stop-tout, lesquelles m’évitent, puisque je marche en short, de m’arrêter tous les deux cents mètres pour vider mes godasses des gravillons qui s’y glissent immanquablement. 80 grammes, toujours sur moi.

Et c’est tout.

Une réflexion sur “De la garde-robe – mode MUL

  1. Pingback: Portage et bivouac : rester léger. | L'encyclop'

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